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[vc_row][vc_column width= »1/1″][vc_column_text] Ca peut paraitre être une évidence mais communiquer est avant tout une histoire d’émetteur, de message, de récepteur et de ce que je vais appeler le bruit. Le bruit représente tout ce qui peut nuire au message et finalement le déformer entre l’émetteur et le récepteur. Il s’agit potentiellement de vrai bruit, de fautes d’ortaugraffe, de mauvais ciblage, de mises en pages hasardeuses, de mauvais porteurs de messages, … Et puis, parmi les bruits les plus flagrants, il y a le défaut de traduction. Yes, translation, the one bit you know is important to your prospects and customers but never really get round to do properly. Je vous avais prévenu l’absence de traduction ou une traduction médiocre peut empêcher un message simple de passer.

Un service pour vos prospects et clients

Devez-vous traduire toutes vos communications, vos brochures, vos sites webs, vos fiches techniques, vos menus, vos emails, vos courriers commerciaux, … ? C’est autant une politique de communication qu’une politique commerciale. Et non, la traduction n’est pas uniquement liée à l’export. Prenons 2 cas de figure:

Vous êtes restaurateur, caviste, heureux gérant d’une épicerie, bref un commerçant pas tout à fait comme les autres. Votre métier est bien de transmettre un amour des produits. Votre discours peut être technique, mais il est surtout émotionnel afin de toucher la corde sensible de vos clients qui peuvent être autant gourmands que gourmets. Tenez, « gourmand » à déjà tant de sens différents que c’est un terme que vous ne pouvez tout simplement pas traduire par « greedy » en Anglais. Que ce soit sur le menu, sur les vins ou sur cette magnifique terrine de foie gras, une explication va tout simplement faciliter le choix de vos clients, une explication dans leur langue sera encore mieux, n’est-ce pas?

Alors effectivement il est inutile de tout traduire. Surtout si votre objectif n’est pas particulièrement d’attirer un public étranger et puisque vous pouvez sans doute vous satisfaire de l’Anglais que parle votre stagiaire ou apprenti après tout il sort de l’école. Vous détectez ici une pointe d’ironie qui est malheureusement tirée de cas réels. Essayer c’est déjà très bien, mais pouvoir réellement faire passer votre message serait tellement mieux. Vous pouvez effectivement choisir ou sélectionner ce qui vaut la peine d’être traduit. Est-ce qu’un menu traduit est si difficile à envisager, un rapide descriptif des vins et de vos produits représente t’il le bout du monde? Surement pas et imaginez le temps que vous allez gagner si tout est déjà clair pour vos clients.

Maintenant pour en finir avec la petite anecdote. Non seulement l’apprenti de a finalement bénéficié d’une remise à niveau. Et, plutôt que de faire une traduction du menu et de la carte des vins, c’est un nouveau document plus explicatif en Français et en Anglais qui a été développé avec des conseils, des commentaires de dégustation, des accords mets-vins bref pas un simple menu mais un document qui met les invités à l’aise et les aide dans leur choix.

Deuxième cas de figure vous êtes une entreprise et proposez vos services en France et à l’étranger. Que vous soyez issu du secteur viticole ou métallurgique n’a finalement pas grande importance. Vous êtes déjà vraisemblablement convaincus qu’une traduction plus qu’importante est vitale. Votre réflexion est du coup d’un niveau plus impliquant. Une simple traduction est-elle suffisante?

Pour répondre à cette question, une simple traduction peut, en effet, être suffisante. Toutefois le développement d’outils et de documents orientés export ou, encore mieux, adaptés à chacun de vos marchés est encore mieux. Vous prenez alors en compte les spécificités de chaque marché, ce à quoi il faut répondre, ce qu’il faut prévoir, ce qui vous donne une longueur d’avance et évite de vous faire perdre du temps dans la recherche de compléments de réponse.

Et à ce stade nous ne parlons même pas de langues mais bien de type de contenu dans vos messages. Le Japon, à ce niveau, fait partie de nos favoris dans la capacité à demander les détails auxquels vous n’aurez pas pensés avant même d’envisager de négocier. Clairement, être capable de fournir un document dans la langue natale de votre interlocuteur est un avantage. Vous pouvez aussi considérer qu’en BtoB l’Anglais est la clé. Il s’agit du coup ici d’une logique d’optimisation entre votre stratégie et votre réalité budgétaire. C’est pour cela que nous conseillons toujours d’étudier un besoin dans sa globalité et de ne pas seulement envisager une traduction pour une traduction mais bien en fonction de votre situation, de votre cible et de vos objectifs.

L’Anglais au moins

Vous vous adressez à des particuliers en réceptif alors naturellement un effort peut être envisagé pour personnaliser au mieux votre communication. Encore faut-il faire un choix car il vous est probablement impossible de couvrir toutes les langues majeures avec une traduction de qualité. Certes vous avez reçu des clients Norvégiens la semaine dernière et naturellement ils auraient appréciés de pouvoir lire vos supports dans leur langue. Toujours est-il que la plupart d’entre eux sont complètement bilingues et parlent très facilement Anglais. Une autre certitude, si vous vous en tenez au classement des langues maternelles les plus parlées dans le monde il vous faut immédiatement tout traduire en Mandarin et apprendre autre chose que le Français qui n’apparait pas dans le top 10. Voici le classement:

  1. Chinois-Mandarin
  2. Espagnol
  3. Anglais
  4. Arabe
  5. Bengali
  6. Hindi
  7. Portugais
  8. Russe
  9. Japonais
  10. Punjabi
  11. Allemand

Mais si vous vous fiez non plus au nombre de natifs qui parlent une langue mais plutôt à l’influence de ces langues le classement est tout autre. L’influence est fonction de plusieurs critères dont le nombre de locuteurs dont il s’agit de la langue maternelle, le nombre de locuteurs dont il s’agit de la deuxième langue, le poids économique des pays qui utilisent cette langue, le prestige associé à la cette langue (notamment quand il s’agit d’une langue officielle des Nations Unies ou des JO) et encore quelques critères socio-économiques. Vous obtenez alors le classement suivant, selon Georges Weber.

  1. Anglais
  2. Français
  3. Espagnol
  4. Russe
  5. Arabe
  6. Chinois
  7. Allemand
  8. Japonais
  9. Portugais
  10. Hindi/Ourdou

Outre l’indication que ces deux listes vous donnent sur le choix d’orientation du petit dernier quand il devra choisir sa LV2, elles vous poussent forcément vers des choix de traduction. La deuxième liste, qui prend en compte l’influence des langues, laisse entendre que même si vous tombez sur des Danois ou des Japonais il y a des chances qu’ils parlent Anglais ou Français ou Espagnol. Vous passez donc d’un choix complexe à un choix beaucoup plus restreint pour vous décidez. Bien entendu, si vous avez envie de vous développer en ciblant les consommateurs d’un pays en particulier la même règle peut s’appliquer. Toutefois les règles de courtoisie veulent que vous fassiez cet effort supplémentaire sachant que le choix de langue est alors beaucoup plus simple.

Dans un contexte BtoB l’histoire est légèrement différente. Les premières phases d’échanges avec votre importateur, agent, distributeur, … peuvent se limiter à la langue que vous partagez souvent dans le trio Anglais, Français et Espagnol. Vous prendrez tout de même la précaution d’apprendre les quelques mots et salutations d’usage, de même que les « règles de bonne conduite commerciale » qui vous rendront un peu moins Gaulois et vous éviteront de prendre dans vos bras le premier Japonais venu.

La mauvaise nouvelle est que vous êtes professionnels jusqu’au bout des ongles, que vous allez animer votre réseau, que vous allez penser à simplifier la tache à vos importateurs et distributeurs et que vous allez fournir documentation, fiches techniques, supports de formations … dans leur langue. Pourquoi dans leur langue? Tout simplement parce que vous voulez maitriser votre message et ce qui sera dit à vos consommateurs malgré les intermédiaires.

Le bon traducteur au bon prix

C’est décidé vous allez faire traduire vos supports. Il ne vous reste plus qu’à choisir un prestataire (souvenez-vous, votre stagiaire bien qu’il sorte à peine de l’école, n’est sans doute pas la meilleure des solutions). Vous avez donc le choix entre différents spécialistes, agences, sites web. Certains sont spécialisés par langue d’autres savent tout traduire, certains feront tout en interne d’autres vont sous-traiter. Les prix suivent cette même logique très différenciée. Au mot, au forfait, au temps passé, il existe autant de façons de facturer que de professionnels et d’ailleurs autant de tarifs aussi. Il n’y a donc pas de règle et en plus comme vous ne parlez pas la langue traduite vous ne pourrez pas forcément valider le travail, il s’agit donc d’une question de confiance.

Rassurez-vous, il existe tout de même une solution. Nous posons par exemple systématiquement quelques questions à nos clients sur le style voulu (en plus de la langue), sur le support final afin de faire un rendu exploitable, s’ils souhaitent une traduction littérale ou une traduction du sens avant tout. Surtout nous proposons une réunion de relecture et entre temps nous n’hésitons pas à les contacter pour obtenir des éclaircissement sur des mots, des phrases, des paragraphes et à leur proposer des alternatives, des compléments qui vont dans le sens de leur développement. Parce que le vrai travail d’un traducteur n’est pas de remplacer des mots par des équivalents dans une autre langue, c’est le travail des applications comme « Google Translate ». Le travail de traduction est de faire passer un message, une émotion, une intention. S’il ne connait pas vos intentions et qu’il ne sait pas comment va être exploité le support traduit comment peut-il faire son travail?

En conclusion, la traduction n’est pas un objectif ce n’est qu’un outil qui rentre dans la panoplie de ce que vous mettez en place pour votre développement. Par traduction ne pensez d’ailleurs pas qu’à la langue mais aussi à la culture ou encore les coutumes de votre interlocuteur. Pensez d’ailleurs que plutôt que de traduire un discours très Français en créer un nouveau dans la langue choisie est souvent une meilleure solution.

copyright © 2015 Arnaud Valour

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