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Tout commence par cette simple phrase et finalement ce qui suit n’est que la capacité de certains à évoquer une réalité alternative. Plus tard ce n’est plus de la faute de votre chien mais celle d’un collègue qui n’a pas fait ce qu’il s’était engagé à faire, c’est alternativement parce que vous avez “trop” de travail ou parce que le client ou le fournisseur n’a pas répondu suffisamment tôt.

Justifiées ou non, essayons de décrypter ces excuses qui font, a priori, passer l’orage ou un moment d’inconfort.

Personne ne peut mettre en doute une intégrité professionnelle sur un malheureux événement (ou presque mais c’est un autre article). L’erreur est humaine. Le tout est donc d’apprendre de ces erreurs. Parlons ici des personnes pour lesquelles les mots responsabilité, assomption et professionnalisme prennent des définitions bien particulières.

Si vous partez avec un capital crédibilité de 100% le risque n’est finalement que de petit à petit grignoter ce capital excuse après excuse. Bizarrement les interlocuteurs font naturellement le tri et ce qui peut être crédible une fois l’est rarement deux. Ca vous vous le saviez.

Prenons quelques cas concrets:

– S’il est arrivé que Bertrand de la compta ne vous ait pas donner l’information nécessaire à temps, il parait raisonnable d’envisager que la prochaine fois que vous devrez travailler avec Bertrand vous prendrez l’initiative de le relancer suffisamment tôt. Vous saurez aussi remémorer à Barbara qui dirige la logistique que son avis est nécessaire avant une date donnée.

– Tel ou tel prospect tarde à donner une réponse ou à s’engager et vous pousse à dire: Ca va venir, ils sont partants, il faut juste un peu plus de temps. Pour la première réunion commerciale pourquoi pas, pour la deuxième c’est déjà plus délicat, pour la troisième ça démontre juste une incapacité à conclure, à passer à autre chose ou à contacter et suivre plusieurs prospects à la fois.

– Je n’ai pas pu, j’ai trop de travail, je suis débordé. Ce qui implique que ce qui a été demandé n’a pas été fait mais surtout qu’il n’était pas raisonnable de le demandé. A l’impossible nul n’est tenu, certes, mais à terme cette excuse dénote plus un manque de professionnalisme ou des difficultés à organiser son travail. En effet il est toujours possible de prévenir qu’il pourrait y avoir du retard, de demander de l’aide ou même d’appréhender que le délais imparti est trop court et donc de repousser d’emblée l’échéance.

J’ai laissé parler l’expérience et même si ces cas vous paraissent caricaturer ce qui se passe en entreprise ce sont des cas vécus.

Finalement l’érosion de crédibilité n’est pas le plus gros problème. Quand chercher une excuse, qui consiste à ne pas assumer et à tenter de trouver le salut dans des arguments plus ou moins pertinents, devient une habitude ou une seconde nature c’est là que nait le problème. L’excuse devient le compromis qui fait repousser les échéances, qui explique l’échec, qui pardonne l’inaction et rejette systématiquement la responsabilité sur tout sauf l’intéressé principal. Voyez ici la même différence entre mentir et se mentir avec toutes les implications possibles et imaginables.

Dans un contexte corporate plutôt que de chercher des excuses … présentez les en même temps que la solution que vous allez mettre en oeuvre en guise de plan B.

Maintenant s’il s’agit de projets plus personnels c’est à vous de voir, gardez simplement en tête que vous êtes, quoiqu’il advienne, responsable de vos réussites comme de vos échecs. Bien entendu un nouveau concurrent, le manque de financements ou la conjoncture économique vont peser sur vos performances mais plus que des excuses ce sont des facteurs qui doivent influencer vos choix, votre positionnement, votre stratégie.

C’est finalement comme cela qu’on avance, alors lancez-vous!